mardi 15 juin 2010

Cairns, Byron Bay, Prolongation de séjour australien.


J'arrive à Cairns et je me dirige vers la maison de mon couchsurfer, Guang, qui doit m'accueillir pour quelques jours. Guang est médecin et vit seul dans une grande maison à 10 minutes à pieds du centre ville. A mon arrivée, il ouvre une bouteille de vin et nous passons la soirée à discuter de nos voyages.
Le lendemain matin, je pars explorer la ville et la côte. Cairns est une petite ville et tous les commerces sont concentrés sur le bord de mer (l'esplanade). Il y a apparemment de belles balades à faire dans l'arrière pays et la forêt tropicale.
Je rencontre d'autre couchsurfeurs en fin d'après-midi pour aller admirer le coucher de soleil depuis une terrasse, avec un pianiste de jazz à quelques pas de nous. Un des couchsufeurs a remarqué dans mon profil (sur le sîte de couchsurfing) que je jouais du piano. Il insiste beaucoup pour que j'aille jouer un morceau, puis fait passer le mot et je me vois obligée d'aller jouer quelque chose. Bon, heureusement, les deux petits verres de vin m'aident à me jeter à l'eau. Mes doigts dont bien entendu un peu rouillés puisque je n'ai pas vraiment joué depuis au moins 5 mois. Je me lance : un petit coup de Yann Thiersen et d'Amélie Poulain pour commencer, histoire de bien ancrer ma griffe franchouillarde. Les applaudissements entre chaque morceau et les encouragements me poussent à continuer à jouer : une petite invention de Bach que je déteste mais que j'ai bien dans les doigts, un petit coup de Granados, une petite valse de Chopin, une Gnossienne de Satie et pour finir, un petit coup de Sheller. Et là, je m'arrête parce que je suis arrivée au bout de mon répertoire sans partition !
Je rejoins la table des couchsurfeurs qui applaudissent et sifflent, et le manager du bar m'apporte une bouteille de vin « en guise de remerciement ». Pas mal !
Heureusement, je suis face à un public qui n'y connait pas grand chose en musique, et mes nombreux canards passent (presque) inaperçus !

Le lendemain, je fais quelques investigations pour aller faire une ou deux plongées le long de la barrière de corail, mais à cause de la météo peu clémente, la visibilité n'est pas très bonne. Apparemment, ça ne va pas s'arranger. Par curiosité, je regarde les billets d'avion pour descendre le long de la Gold Coast et je trouve un Cairns-Brisbane pas trop cher. C'est parti, je refais mon sac et je saute dans l'avion, direction Brisbane puis Byron Bay.
Là bas, je retrouve pas hasard un couple d'Américains que j'avais rencontrés à Sydney, Jennifer et Dominic. Nous partons ensemble faire une petite randonnée jusqu'au phare qui surplombe la baie et le coucher de soleil est superbe. Le lendemain, après un réveil matinal pour admirer le lever de soleil sur le baie, je les rejoins et nous partons faire un petit tour en kayak, accompagnés d'un guide. Les courants sont très forts dans la baie, et quelques requins rodent donc il est très imprudent de s'y aventurer seul. Nous apercevons des ailerons à l'horizon. Nous sommes un peu loin pour juger, mais on dirait plus des dauphins que des requins. En effet. Bientôt, tout un banc de dauphins vient nager autour de nos kayaks, parfois à moins de 2 mètres de nous. Ils sautent, pirouettent autour de nous quelques minutes, puis disparaissent, nous laissant tout émerveillés par ce spectacle inattendu. Le guide lui-même est impressionné par la proximité à laquelle ils sont venus nager.
Nous rentrons à l'auberge et célébrons cette belle journée avec un délicieux poisson dans un restaurant. (Ça change des minute-soupes et des sandwiches au thon !)
Je me lève encore de très bonne heure le lendemain pour voir le lever de soleil, je me recouche un petit coup, puis je vais faire du snorkelling (nager avec palmes, masque et tuba) pour aller voir les tortues.) On me recommande de ne pas y aller trop tôt le matin, c'est l'heure du petit-déjeuner des requins-tigres, et qu'ils s'offrent un petit plongeur de temps en temps.

Il est temps pour moi de repartir pour Cairns parce que je dois prendre mon vol pour Bali. Je prends un bus pour Brisbane, et je décide d'appeler la compagnie aérienne pour décaler mon vol de quelques jours... maintenant que je suis ici, j'ai bien envie d'aller explorer Fraser Island. La compagnie aérienne m'annonce que je ne suis pas dans leurs fichiers, et qu'une erreur informatique s'est produite, annulant tous mes vols en Asie. Mon vol est supposé être dans 12 heures. Dans d'autres circonstances, cette situation m'aurait passablement agacée, mais là, il me semble qu'être coincée en Australie, ça n'est pas si terrible que ça. Je passe quand même 3 bonnes heures au téléphone à essayer de régler le problème, puis, face au manque d'efficacité des téléopérateurs, je décide de me rendre directement à l'aéroport. L'agent de Cathay Pacific qui m'accueille est une vieille chouette dégarnie et désagréable avec un strabisme qui défie les lois de la physique. Je lui expose mon problème, essayant de déterminer si elle me regarde ou si elle regarde son écran d'ordinateur... et elle répond : « Can't do nothing, M'am ». Là, je commence à sentir la pression monter, mes narines s'écartent (ceux qui me connaissent bien savent que c'est signe d'agacement suprême) et je rembobine, je ré-explique, et finalement, au moment où je suis prête à lâcher le dragon, la responsable arrive. Alors... voilà le fin mot de l'histoire : à cause d'une anomalie électronique interne, tous mes billets d'avion ont disparu. Il ne me reste plus qu'un HongKong-Paris le 17 aout. Je suis supposée aller à Bali mais tous les vols sont complets jusqu'au 27 juillet... Solution : je ne vais plus à Bali, je vais ailleurs. A la place, j'ai donc un billet pour Bangkok, puis pour Siem Reap au Cambodge, puis pour Kathmandou. Cela modifie un peu mon itinéraire, mais ça n'a vraiment pas grande importance. Je suis ravie de retourner en Thaïlande. Bonus : je reste 3 semaines de plus en Australie !

2 commentaires:

  1. une petite fille mélomane et pianiste : le rêve pour nous!
    L'Australie sembler te fasciner, nous avons de plus en plus envie d'aller y faire un petit (ou un grand tour)
    Bisous

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  2. Ah ! les terres australes... La Gold coast... La virée vacancière des nouz'ôtes en mal d'américanisme ! "On n'est jamais mieux que dans le giron de l'Oncle Sam", qui disaient ! Mais quand les gold coûtent, faut revenir sur le Caillou. Je disserte, je disserte et je ne fais même pas de bisous depuis ma plage à moi ! L'égoïste :p
    Profite du soleil, la typhoïde c'est pour bientôt !
    fb1

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