jeudi 11 février 2010

Hit the Road, Jack !

Mercredi, 20h, Matt et moi quittons la maison pour aller à Retiro, le terminal de bus. Nous avons de billets pour un bus cama. Nous débarquons dans ce grand terminal de bus où quelques écrans à peine lisibles annoncent la plateforme d'embarquement. Nous partons avec Andesmar, une compagnie qui finalement ne s'appelle pas vraiment comme ça, ou alors si, mais il y a écrit le nom d'une autre compagnie dessus. Et puis il ne part pas vraiment de la plateforme annoncée, et aussi il a une heure de retard, ou 15 minutes, on ne sait pas... bref, grand flou. Matt parle un peu Espagnol et moi je le comprends un peu, donc à nous deux on s'en sort à peu près.

Bref, tout cela est très approximatif... finalement, nous finissons par monter dans le bus (et le bon !) et nous installons dans des sièges qui ressemblent à des sièges de classe affaire d'avion, maxi confort ! Tant mieux, nous avons quand même 20 heures de bus devant nous. J'ai massivement usé les siège des Eurolines et des Greyhound, et là je suis vraiment impressionnée. Le steward à bord nous apporte des oreillers et des couvertures. J'ai prévu le coup : une petite polaire, je parie que la clim' sera à fond. Ah, ben non, fiouuu, il fait même carrément chaud ! La couverture, elle dégage !

En route, nous nous arrêtons à plusieurs reprises dans des endroits assez improbables, des stations essence et des aires désertes. Le chauffeur et le steward s'affairent autour du moteur. Je n'ai pas tellement la fibre de la mécanique, mais c'est vraie que là, ça fait un drôle de bruit quand même... (Private joke : et si le vent avait éteint les bougies ?!?).

On nous sert un dîner épouvantable avec des sortes de lasagnes aux épinards absolument immangeables. Je ne suis pas difficile, mais là on dirait vraiment que ça a été vomi deux fois avant d'être servi ! Mais comme nous sommes prévoyants, nous avions des fruits et des biscuits.

Après avoir bien ri et formulé quelques hypothèses sur la provenance du dîner qui nous a été servis, je m'endors, confortablement installée et percée par le « clac-clac-clac » du moteur.

Le jour se lève vers 5h30 sur une campagne argentine splendide. Les paysages sont fantastiques, verdoyants. Nous sommes déjà vers le nord du pays. Des épaisses forêts laissent place à des plaines ou paissent les bestiaux, puis à des forêts artificielles où des centaines d'arbres au tronc élancé se dressent sagement, en lignes parfaites. (du bois de menuiserie?) Quelques plaines de pampa s'étendent au loin, dans la nature vallonnée. Je vis encore un de ces moments où je me dis qu'il n'y a rien à changer à ce que je vis. Tout est parfait. Etat de grâce.


On nous sert un petit déjeuner bien meilleur que ce à quoi je m'attendais. Il est 7h, nous arrivons à 17h... encore 10 heures devant nous. Je regarde avec inquiétude l'affichage de température intérieure monter. Il fait déjà 25°C. Un léger fumet s'échappe déjà des toilettes. Je sens que ces 10 heures vont être longues. En effet. Rapidement, il faut fermer les rideaux parce que le soleil tape très fort. 28°C, là, c'est officiel, ça pue...

Lorsque nous descendons du bus à Puerto Iguazu, il fait aussi chaud dehors que dedans, mais au moins, il n'y a plus l'odeur détestable des toilettes (quoi qu'elle persiste quelques minutes, comme accrochée aux poils du nez).

Allez, en route pour notre auberge de jeunesse. L'endroit est super, une petite piscine, un billard, un petit bar, des oranges pressées à volonté... une bonne douche froide et je pars m'informer sur les possibilités de visite aux chutes d'Iguazu.

Je fais quelques courses pour faire des sandwiches pour le lendemain. Un peu de jambon, du pain, et du plastic-cheese pour Matt qui est végétarien.

Nous dînons dans un petit restau du village (qui n'a pas spécialement d'intérêt, outre sa proximité des chutes). L'ambiance est joviale, détendue, et la bière est fraîche. Je n'en demande pas plus !




3 commentaires:

  1. Pousser la Golf, passe encore. Ca doit être + difficile pour un bus. Je vois que tt continue de bien se passer. J'eusse espéré admirer des photos des chutes. Je suis aller sur internet car en grd géographe je ne connaissais pas Iguazu et je dois dire que c'est + q sympa.

    Ds cette attente, je te prie d'accepter, Miss B, mes hommages du soir.

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  2. Désolé pr la faute. Il faut bien entendu lire "Je suis allé" ou alors c'est "J'a été...". A toi de voir. J'en perds mon sandwich Grec comme une vache espagnole.

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  3. Rhooo, ben attends, ça vient ! je suis en train d'uploader les photos et de rédiger l'article sur les chutes en elles-mêmes. Je trouvais que le trajet vallait son pesant de cacahuètes et devait être narré comme il se doit !

    Bises de l'aprèm

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