Troisième jour à Buenos Aires...
Je n'ai pas eu une minute pour m'ennuyer. Je suis allée visiter quelques uns des quartiers clés de la ville, le jardin botanique, le musée d'art contemporain et le cimetière où Evita est enterrée. C'est un peu l'équivalent du Père Lachaise, mais la tombe d'Evita ne paye vraiment pas de mine (pas plus que celle de Jim Morrisson à Paris, d'ailleurs). Elle est dans une allée très étroite où des hordes de touristes se pressent pour prendre leur photo. L'endroit a une atmosphère très particulière (bon, c'est une cimetière, on ne peut pas s'attendre à du Pump-it-up) et la plupart des caveaux sont ornés de statues très expressives et pas nécessairement liées à la Sainte Trinité comme on peut le voir en France. Pour moi qui suis une mordue de sculpture classique, c'était très intéressant.
Je commence à être vraiment à l'aise pour m'orienter dans la ville. Comme les villes américaines, les rues constituent un quadrillage qui simplifie beaucoup les choses. Je ne me suis jamais sentie en insécurité, même si mon look laisse peu de place au doute : je suis une touriste !
J'alterne les moments de visite en solo et les rencontres avec des couchsurfers de Buenos Aires (Argentins ou pas), et c'est vraiment sympa. Certains sont là pour quelques mois, d'autres quelques jours, d'autres y vivent mais aiment rencontrer des gens de partout dans le monde...
Du coup, j'ai retrouvé Tinja et Iker (finlandaise et espagnol) pour une balade dans le quartier Palermo, puis Matt, Jeremy (USA) et Stephen (allemand) pour boire un petit apéro en terrasse.
Quand je le veux, je peux être parfaitement seule et indépendante, mais je sais qu'il y a toujours des gens partants pour aller boire un coup, se balader, ou faire une excursion, et c'est vraiment chouette.
Hier soir, j'ai donc retrouvé les 3 compères sus-nommés pour aller à une Milonga (spectacle de tango) dans un des plus vieux et traditionnels endroits de Buenos Aires (selon le Lonely).
nous avons donc décidé de prendre un cours d'1h30 qui fut une véritable partie de plaisir. Nous étions une vingtaine de participants et changions de partenaire de temps en temps.
Je vous laisse imaginer à quel point le tableau était cocasse. D'abord, essayez d'imaginer que je portais un Jean et des chaussures de rando... et que mes cavaliers aussi.
Uno - dos - tres... on plie, on croise, on swingue et on recommence. Je me sentais gracieuse comme une marmotte en tutu et souple comme une patte de chaise. Nous étions très fiers de finir par réussi à produire quelque chose sans nous marcher sur les pieds, mais j'imagine que de l'extérieur, le tableau relevait plus de la Marche de L'empereur que de Dirty Dancing !
Ensuite nous avons regardé les pros oeuvrer. Ah ben ça change tout ! Nous étions les seuls agés de moins de 55 ans dans la salle, et il y avait même un petit pépé qui faisait danser les dames en robe à fleur et à froufrous comme s'il avait 20 ans... en tout cas, avec beaucoup plus d'élégance et de sensualité que nous !
Pour clore la soirée, nous avons décidé d'aller danser pour de bon dans une bonne vieille boîte (eh oui, ça fait partie de l'immersion). Au début, énorme déception : il était 1h30 du mat et la boite était vide, nous étions 10 personnes maxi. Je sentais quand même une bon potentiel à l'endroit : des boules à facettes énormes tournaient au dessus des dance-floors vides... en fait 1h après la boite était pleine à craquer et la musique était exactement celle que j'aurais choisie moi-même pour une soirée "dancing queen". Madonna, Michael, Ace of Base, Aretha franklin... que du bon ! (et presque que du connu)
J'admets qu'à un moment, les bras en l'air, ondulant bien en rythme et hurlant " La Isla Bonitaaaaa", j'ai eu un flash et j'ai réalisé que là, j'étais toute seule au bout du monde, en train de me déchainer sur le dance floor avec des gens que je venais de rencontrer, et que j'adorais chaque instant de ce que j'ai vécu depuis mon arrivée. C'est vraiment ça : je ne me sens jamais aussi vivante que quand je suis seule à l'étranger !
Bref, du coup, retour tardif vers 5h du mat', petite sieste rapido et hop, je remballe mes affaires et change de couchsurfer pour aller chez Juan. Là évidemment, je me suis levée avec un bob en plomb et l'énorme averse que j'ai prise sur la tête, chargée de mon sac, était presque providentielle.
Juan est hyper sympa, mais ne peut me recevoir qu'une nuit. Je ne sais pas où je dormirai demain, mais c'est pas grave, j'aviserai. Au pire, je me trouverai bien une auberge quelque part !
J'envisage de partir de Buenos Aires pour aller un peu dans les terres du côté de Cordoba, puis remonter vers les chutes d'Iguazu à la frontière brésilienne, et je veux aussi aller faire un tour en Uruguay... je vais jeter un œil aux bus...
Je ne sais pas pourquoi, le système de chargement des photos ne fonctionne pas correctement... Je verrai ça plus tard, je vais faire une sieste !
Je vous tiens au courant la suite des évènements !

chic, en rentrant tu pourras nous
RépondreSupprimerdonner des leçons de tango!
mamie
effectivement ta grand-mère a raison: tango pour tous à ton retour!
RépondreSupprimeret le foot? attention, c'est une religion là-bas
bonne suite et à plus
aline , à Chaumont où il n'y a rien d'exotique mais plutôt du frigorifique
Si tu as un problème technique (photos tout ça), hésite pas !
RépondreSupprimerSi jamais tu trouves un bob Ricard argentin...
RépondreSupprimerBisous de Parisi !!
franckbert1
Mais qui est ce Samsung qui me propose de l'aide pour remédier à mes problèmes techniques de photos ? Parce que pour le coup, j'aurais bien besoin d'un coup de main...
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