Le médecin me reçoit, m'ausculte, et déclare que j'ai une petite tumeur à l'œil et qu'il faut opérer sur le champ. Merveilleux. Là, bien sûr, vent de panique. Heureusement, je ne suis pas toute seule et la présence de Diogo (ainsi que le recours à quelques traductions) aide beaucoup.
Bon, ben s'il faut opérer, on opère ! Je suis le médecin dans l'arrière salle. Un vieux néon clignote au dessus d'un siège de dentiste, un vieux tabouret, une table avec quelques outils chirurgicaux. Je m'installe. Je suis terrorisée. Il m'explique qu'il va m'anesthésier l'oeil avec une petite injection. Je suis sur le point de m'évanouir quand je vois la seringue s'approcher de mon oeil. Il pique. Ça fait mal. Et puis après je ne sens plus la douleur dans l'oeil, je sens juste qu'il gratouille avec son bistouri douteux. A plusieurs reprises, il répète « mucha sangre »... et je dois de mon oeil valide qu'il sort de mon oeil des cotons pleins de sang. Ça fait froid dans le dos.
Pendant toute l'intervention, j'ai tellement peur qu'il fasse un faux mouvement, un geste de travers ou un erreur bête que je reste parfaitement immobile, veillant à ne pas cligner trop souvent et à bien regarder en bas comme il a dit...
Du coup, ensuite j'ai eu droit à un joli cache le temps que ça cicatrise. Grand moment d'émotion quand j'ai retiré le cache et que j'ai constaté que je voyais parfaitement bien ! Je suis retournée faire la visite de contrôle. Outre une petite inflammation, rien d'anormal. J'ai des gouttes antibiotiques à mettre toutes les quatre heures, c'est tout. Finalement, l'histoire se termine bien. Je regrette simplement d'avoir eu besoin d'une chirurgie de l'œil au fin fond du Pérou, je m'en serais volontiers passée !

Cherie, je te jure que j'ai le coeur qui se presse comme un citron a chaque fois que je relis les details de ton intervention. Ton courage me souffle. Je suis extremement soulagee et heureuse d'entendre que ta vision est mucha bonita ( tres de la bombe) et je suis contente de te voir repartie vers d'autres paysages! Je t'aime ma belle!
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