dimanche 28 mars 2010

La Paz, capitale de la Bolivie...

Je monte dans le bus pour La Paz vers 19 heures. Je viens d'apprendre que mes compagnons irlandais viennent de se faire voler toutes leurs affaires avec argent, passeport, appareil photo, carte bleue, téléphone... donc je cramponne mes affaires plus que jamais, mais en réalité je ne risque pas grand chose puisque le bus est plein de gringos (touristes).
La ligne entre Uyuni et La Paz est une ligne assez empruntée, et pourtant les pistes qui servent de routes sont en très mauvais état. Je saute sur mon siège, heurtant parfois avec la tête le porte-bagages au dessus des sièges.
Une douzaine d'heures plus tard, j'arrive à La Paz et je suis immédiatement surprise par la ville bordée de collines aux maisons rose. Je suis habituellement assez réfractaire aux grandes villes, le bruit, la pollution, le béton, le monde... mais ma première impression est positive.

Je suis avec Diogo, nous cherchons une auberge de jeunesse pas trop chère et trouvons quelque chose d'à peu près satisfaisant (avec une douche chaude, ça aurait été parfait, mais une douche froide fait l'affaire).
Première mission : faire une lessive. J'ai porté toutes mes affaires une fois à l'endroit une fois à l'envers, il y a du sable et de la boue partout, et j'ai peur que des champignons germent dans mon sac ! Je confie mes affaires malodorantes à une dame un peu fêlée qui semble s'occuper de tout ça. Elle dit que ça sera prêt demain...
Nous partons à la découverte de la ville, prenons un petit déjeuner, et essayons de trouver une connexion internet pour donner quelques nouvelles fraîches. Il y a des cyber cafés un peu partout, avec une connexion moyen-âgeuse. (c'est limite si on n'entend pas le modem faire "chtoum - tic - tidoum - tchhhh" comme au temps des premières connexions de mon adolescence !), et les ordinateurs sont équipés de claviers aux touches effacées (super pratique...) Bref, ça ne sera pas simple de mettre à jour mon blog ! (vous constatez mon retard, d'ailleurs).

La Paz est une ville étonnante, les femmes y sont vêtues de costumes traditionnels avec des chapeaux melons. Elles portent toujours sur leur dos des charges emballées dans des tissus multicolores, et parfois presque aussi larges qu'elles. Nous sommes dimanche des Rameaux et tout le monde est endimanché, et porte des brins de rameaux tressés, c'est très joli. Nous assistons à la messe dans la cathédrale San Francisco. Il y a quelque chose de très émouvant et de très fort dans la façon dont ces gens vivent leur foi. C'est assez différent de la France, plus expressif, plus gestuel.

Une petite sieste, une autre balade, et, puisqu'il pleut beaucoup et qu'il fait froid, un ciné (Alice aux pays des merveilles, en Espagnol) histoire de vraiment renouer avec la civilisation. Le prix de la vie est dérisoire en Bolivie (2,5€ la nuit en auberge, entre 1 et 2€ pour manger copieusement), mais le ciné, c'est un luxe ! 5€ ! Du coup il n'y a que des touristes dans la salle ! J'ai adoré le film !

Le lendemain, nous repartons pour une grande balade dans la ville et assistons une manifestation d'étudiants, sous haute surveillance de la police bolivienne. Je suis un peu malade, ce qui transforme la balade en course-étape de bar en restaurant !
Nous trouvons un charmant restaurant sur le toit d'un immeuble et je prie pour que la bonne platrée de riz nature atténue mes soucis !
Nous retournons à l'auberge de jeunesse. La lavandière fêlée a lavé 2 paires de chaussettes et un T-Shirt... (et elle l'a tellement déformé qu'il m'arrive aux genoux !) J'espère que tout sera prêt demain, parce que je mettrais bien les voiles pour Copacabana !

1 commentaire:

  1. Coucou!
    Toujours autant dépaysant et agréable de lire de tes news! J'adore tes photos, avec une mention spéciale au lac de sel...
    A très vite, bises, Valérie.

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